Sans pour autant se prononcer en faveur de la cigarette électronique, la Haute Autorité de santé recommande aux professionnels de la santé de ne pas déconseiller la cigarette électronique à leurs patients souhaitant arrêter de fumer. Certes, la HAS ne recommande pas non plus la vapote en tant que traitement de sevrage tabagique, « car son efficacité et son innocuité n’ont pas été suffisamment évaluées », mais l’instance fait un joli pied de nez aux détracteurs de la cigarette électronique.

Le Dr Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS, incite les professionnels de la santé à ne pas décourager un patient dans sa démarche. « Il nous est impossible de recommander l’e-cigarette comme produit de sevrage, car nous manquons d’études scientifiques pour évaluer son efficacité et ses effets sur la santé à long terme« , explique Cédric Grouchka. « Toutefois, on peut penser que le risque toxique est bien moindre à court terme qu’avec une cigarette classique. C’est pourquoi nous invitons à ne pas dissuader les fumeurs qui vapotent si cela reste l’affaire de quelques mois avec l’objectif d’arrêter de fumer. Cela évite au médecin de casser la motivation du patient et permet d’engager une discussion sur une stratégie à plus long terme« .

La Haute Autorité de santé (HAS) est une autorité publique indépendante à caractère scientifique dotée de la personnalité morale créée par la loi française du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie. La HAS remplit trois grandes fonctions : évaluation, recommandation et certification/accréditation.

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